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Il existe plusieurs manières de fournir aux locaux l’énergie calorifique nécessaire pour maintenir l’équilibre de leur température. Nous vous proposons de passer en revue les différents types de chauffages dans ce dossier pratique.
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Types de générateurs
La chaleur nécessaire à chacune des pièces du local est produite par un générateur particulier.
Il y a donc, en principe, une génération par pièce, entre chacune desquelles il n’existe aucune distribution (sauf pour quelques pièces annexes telles que vestibules, couloirs, W-C, qui reçoivent leur chaleur par déplacement d’air par les portes intérieures).
Ces générateurs peuvent être :
Avantages et inconvénients des générateurs
D’un point de vue économique, les cheminées à foyer ouvert ont un rendement déplorable. Les poêles en faïence, de par leur inertie, sont assez difficiles à régler suivant les besoins de la pièce. Ces deux modes de chauffage ne sont guère appréciés qu’en raison de leur aspect décoratif et de l’ambiance agréable qu’ils dégagent.
Les autres modes sont économiques car ils permettent d’ajuster le chauffage aux besoins de chaque pièce, et en particulier de l’interrompre lorsque les pièces ne sont pas occupées, ou de façon intermittente.
Les panneaux radiants à gaz sont particulièrement indiqués pour le chauffage des locaux à grands volumes d’air.
Les radiateurs électriques ne sont économiques que comme appareils d’appoint, en dehors des saisons de chauffe, ou bien lorsque l’isolation de la construction a été prévue à cet effet (chauffage électrique intégré).
Fluides caloporteurs
Il existe un seul générateur ou un groupe de générateurs pour l’ensemble d’un appartement ou d’un immeuble. La chaleur est transmise aux diverses pièces par des fluides circulant dans des canalisations et elle est ensuite dissipée dans ces pièces au moyen de radiateurs.
Les fluides véhiculaires, dits caloporteurs, sont détaillés dans les paragraphes suivants :

Fig. 1 – Schéma de circulation par thermosiphon d’une installation de chauffage central à eau chaude (basse pression) (© ETI).
Mais le plus souvent actuellement, la circulation s’effectue sous l’effet d’une pompe ou d’un accélérateur. Le débit est augmenté et la chute de température plus faible, grâce à quoi, la température moyenne des corps de chauffe étant plus élevée, la surface de ceux-ci diminue.
Les générateurs sont des chaudières alimentées par des combustibles solides, liquides ou gazeux, parfois à l’électricité. Les corps de chauffe sont le plus souvent des radiateurs en acier ou en fonte, ou des convecteurs, ils peuvent être aussi des aérothermes ou, plus rarement aujourd’hui, des planchers ou plafonds chauffants.
Fluides sous pression
Ces fluides sont utilisés pour le transport de la chaleur à grande distance, ce qui est le cas du chauffage des grands ensembles résidentiels ou industriels, à partir d’une chaufferie centrale, ou celui du chauffage urbain, qui dessert une ville entière. En effet, ils permettent la distribution d’une grande quantité d’énergie sous température élevée, avec un débit relativement réduit.

Fig. 2 – Schéma de circulation naturelle d’une installation de chauffage central à air chaud (© ETI).

Fig. 3 – Schéma de circulation pulsée d’une installation de chauffage central à air chaud (© ETI).
Définition du chauffage mixte
Une installation de chauffage mixte associe une distribution centrale et des appareils de chauffage divisé.
La distribution centrale assure une température de fond suffisante par temps doux et les appareils individuels assurent le complément par temps plus froid.
Avantages du chauffage mixte
Cette disposition est avantageuse pour les locaux occupés de façon intermittente, tels que les résidences secondaires, ou encore des locaux collectifs dont les occupants n’ont pas tous les mêmes besoins de chaleur.
C’est une disposition fréquemment utilisée dans les installations de chauffage électrique.
Définition du chauffage électrique intégré
Ainsi qu’on l’a vu, le chauffage électrique ne peut être économiquement justifié que si l’isolation thermique est très poussée, c’est-à-dire, en pratique, quand ce type de chauffage a été prévu dès la conception de la construction, d’où son nom de chauffage électrique intégré.
Types d’installations de chauffage électrique intégré
Il existe plusieurs types d’installations :
Définition
C’est un chauffage à longue distance, alimentant plusieurs quartiers d’habitation, voire toute une ville, à partir d’une chaufferie centrale de grande puissance. Celle-ci produit généralement à partir de la combustion d’ordures ménagères, ou de déchets industriels, additionnés de fuel, ou bien encore quelquefois, à partir d’énergies nouvelles (récupération de la chaleur des circuits de refroidissement des réacteurs nucléaires).
Fonctionnement
Le fluide véhiculaire est le plus souvent l’eau ou la vapeur sous pression. La chaleur destinée aux usagers est transférée à un fluide basse pression dans une sous-station propre à chaque immeuble.
On peut rattacher à cette catégorie de chauffage, le chauffage des groupes d’immeubles des grands ensembles résidentiels à partir d’une chaufferie centrale.
Chauffage électrique intégré : idéal pour les constructions neuves
On commencera par mettre à part le chauffage électrique intégré, qui est incontestablement le mode de chauffage idéal quant à l’agrément d’exploitation : absence de manutention, souplesse de réglage, entretien presque nul, installation simple et peu coûteuse.
Mais, comme on l’a dit, il ne peut être envisagé que pour une construction neuve, conçue avec l’isolation appropriée, c’est une disposition à rejeter pour une construction ancienne.
Chauffage central à fluide véhiculaire : le plus répandu
Les chauffages centraux à fluides véhiculaires sont actuellement très répandus. Quoique plus coûteux que les chauffages divisés, à la fois pour l’installation et pour l’exploitation, ils présentent sur ces derniers de nombreux avantages : ils permettent de réduire le nombre des foyers et des conduits de fumée ainsi que les manipulations de combustible et de cendres, mais surtout son rendement calorifique est nettement supérieur.
L’eau chaude basse pression à circulation accélérée est le fluide le plus utilisé : elle permet une chaleur douce et agréable, facile à régler, l’installation est sûre et de conduite aisée. En revanche, elle est tributaire du courant électrique. On la préfère néanmoins à l’installation à circulation naturelle, plus difficile à réaliser et dont l’inertie est plus grande.
La vapeur basse pression est surtout utilisée dans les bâtiments industriels, quand la vapeur est un sous-produit de l’activité de l’entreprise. Elle peut être alors prélevée directement sur les chaudières ou recueillie sur l’échappement d’une machine thermique. En revanche, elle subit une désaffection pour les installations privées en raison des difficultés de réglage et de l’oxydation rapide qu’elle provoque.
Chauffage urbain : coûteux et générateur de pertes
Le chauffage urbain est générateur de pertes relativement importantes en cours de transport. De plus, les installations sont coûteuses et longues à amortir. Jusqu’à ces dernières années, les tarifs de distribution étaient assez chers et concurrençaient difficilement les chauffages individuels.
Cette situation est appelée à se renverser, en raison du renchérissement des combustibles nobles, c’est moins évident pour le chauffage des grands ensembles qui ne bénéficient pas de l’utilisation des combustibles bon marché.
En tout état de cause, il ne faut pas oublier les économies de main-d’oeuvre et d’entretien que cette solution apporte aux usagers, ainsi que la commodité d’utilisation